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Biographie Michael Knight est né en 1963 à Ottawa (Canada). Michael Knight a voyagé dans le monde pendant plusieurs années avant de reprendre ses études universitaires à Montréal la fin des années 80. Professeur d’Anglais à Vancouver, il a quitté la Colombie-Britannique pour les Alpes-de-Haute-Provence dans les années 90. Autodidacte, Knight a commencé a peindre en 1996. Il vit à Forcalquier avec sa femme française et leur fils Alistair Dossier de presse Forcalquier et les peintres. On entend dire que Forcalquier compte beaucoup de peintres. Or si ce n’était pour la foison d’expositions qui parsèment le territoire à l’occasion de L’Art de mai et pendant l’été on finirait sérieusement par douter de cette affirmation. Car en effet, si les artistes sont nombreux, on ne les croise pas ou peu. Perdus en campagne ou nichés en plein cœur de la ville, ils quittent rarement leur atelier. Les artistes peintres qui vivent à Forcalquier travaillent. Peindre l’hiver Michael fait partie des peintres qui choisissent de rester à Forcalquier pendant la « hors » saison. Et tous profitent de cet hiver. On y trouve une paix qui pousse à l’ennui et au travail, et où seules demeurent les impressions vraies, loin de l’agitation quelques fois bruyante et déstabilisante des touristes. La lumière perd un peu de son intensité qui l’été rend parfois redondantes les couleurs de la toile. Exposer au printemps…. C’est donc à peine sorti de l’hibernation de son atelier que Michael nous présente sa collection du 7 au 24 avril inclus au Centre d’Art Contemporain Boris Bojnev à Forcalquier, Un peu avant la frénésie de l’Art de Mai et la pleine saison où trop d’expos finissent par tuer les expos. Prenons le temps donc de visiter l’exposition des œuvres de Michael Knight pour leur toute première sortie de leur atelier. Car comme toute bonne chose, toute bonne peinture doit être dégustée sans précipitation, comme un bon vin … Si la visite se doit paisible, la peinture elle, on le sent est le fruit d’élans passionnés. Des toiles nées de sensations, de bonheurs, de douleurs, de visions quelques fois de doutes … et bien que Michael maîtrise sa peinture, jamais la mécanique ou la technique ne prennent sur la toile le dessus sur les émotions. Si il en est ainsi c’est que Michael a sans doute eu le courage de suivre ses instincts, d’avoir confiance, de devenir et de rester un peintre autodidacte. Il semble donc bien que cette exposition ait sa place dans un lieu où Lulu défendait une forme d’Art Brut, un mouvement artistique qui mettait l’accent sur une création « brute » produite par des artistes n’ayant pour beaucoup aucune formation artistique comme Boris Bojnev exposé l’été dernier sur les murs du centre qui porte son nom. C’est en 1995, au lendemain de la visite de l’exposition Lucien Freud-Francis Bacon à la fondation Maeght que Michael commence à peindre. Un commentaire de Bacon sur son propre parcours d’autodidacte a convaincu Michael que peindre sans formation académique pouvait être un projet réaliste. L’apprentissage a donc été solitaire, le fruit de longues observations et de tâtonnements. Bien que difficile, cette expérience lui a offert une grande liberté d’expression, sans limites imposées. Le résultat est sous nos yeux, une peinture forte, distincte, d’une grande pureté et sans prétention. Michael ne se reconnaît pas dans les mouvements artistiques actuels. Alors il maintient davantage encore sa spontanéité, sa pureté dans la création. Les sources d’inspiration sont nombreuses variées et inattendues: la découverte des premières neiges en Provence sur la Montagne de Lure (Lure I) (non exposé, le tableau n’existe plus), la photo d’un jeune garçon, amputé des deux bras, allongé sur une civière lors de la guerre du Golfe et qui sourit au photographe (Triptyque Gulf War II), un coup de téléphone d’Australie, de Sandra qui annonce jubilatoire qu’elle vient de publier son premier écrit ! (Love Me Love My Fish réalisé en deux petites heures). Du bonheur à la rage, de la rage au bonheur… Et puis il y a toutes ces petites photos, ces petites images extraites de magazines, de journaux, des dessins découpés par ci par là … des piles et des piles de photos d’amis et d’inconnus en attente éparpillées dans l’atelier, partout sur les murs, sur la cheminée, par terre et qui attendent quelques fois des mois, puis ressurgissent sous une forme inattendue : des portraits forts comme saisis sur le vif, des portraits avec et sans modèles, des composites, des images vues et revisitées Lorsque des sujets plus politiques deviennent une source d’angoisse dans son quotidien, lorsque Bush l’empêche de dormir, l’emplit de colère, l’intellect et l’émotion ne font qu’un. Alors, il va vers la toile et produit vite avec vigueur pour conclure à chaud : « Je ne sais pas vraiment ce que j’ai peint, mais va voir… ». (Triptyque Gulf War II) Il n’y a pas de démarche ou de recherche, il n’y a que des émotions à brut, très loin de l’art conceptuel. Parmi les tableaux, on trouve des portraits d’amis qui passent et posent quelques minutes, quelques heures comme Didier Volubile chanteur compositeur… Rouge cadmium et bleu de prusse se déclinent sur tous les supports isorel, toiles, bois et dans tous les formats. Et puis on a quelques fois besoin de rompre son isolement, on établit ses propres résonances, ses propres relations avec les peintres morts à travers des échos à leurs travaux vibrants eux de vie et d’émotions. De grandes rétrospectives ont été une source de bonheur et de découvertes et quelques fois le point de départ de toiles revisitées, comme Bacon l’a fait avec les toiles de Van Gogh, Soutine avec celles de Rembrandt et Chardin. Michael Knight est également l’illustrateur de Loukoum le Petit Loup (Les Editions du Sablier, 2003) et de Big Bear, Little Bear (à paraître) Il a réalisé les affiches du festival du livre: Les Apéros du Polar (Forcalquier, 2005) et Les Apéros : Invitation aux Voyages (Forcalquier, 2006)
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